Stress

Le mot « stress » est souvent utilisé dans le langage courant pour désigner tout ce qui nous pèse ; que cela soit au niveau professionnel ou personnel. Il est avant tout une réaction aux situations face auxquelles nous nous sentons dépassés, sans ressource.

Il peut s’infiltrer lentement et imperceptiblement dans notre vie quotidienne et ​prendre la forme de tensions physiques et mentales, d’irritabilité, d’épuisement, d’angoisse, de mal-être, de burn-out, de dépression…

Si nous ne pouvons pas toujours le supprimer, puisqu’il fait partie de la vie, nous pouvons en revanche ​l’apprivoiser et en réduire considérablement l’impact. C’est ce que nous permet le programme MBSR.

 

Répondre au stress plutôt que d’y réagir​

Le stress entraîne des réactions physiques et psychiques. Et lorsque nous sommes stressés, ce sont souvent les mêmes schémas de réactivité qui se mettent en place (habitudes).

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En développant davantage de conscience, nous pouvons développer d’autres façons de répondre aux situations (plutôt que de réagir par habitudes).

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La pratique de la méditation permet de repérer ces fonctionnements automatiques et de créer de nouveaux espaces de choix. La pleine conscience nous offre ainsi la possibilité d’aller au-delà des difficultés générées par ces habitudes.

Soizic Michelot

Les émotions

Une émotion est une réaction mentale et corporelle à une situation. Il y a des émotions dites « positives » et d’autres dites « négatives ».

Les émotions négatives principales sont la tristesse, la colère, la jalousie et la peur.

Eprouver ces émotions peut nous mettre en difficulté (sensation d’échec, culpabilité, altération de l’estime de soi…). Nous passons alors une grande partie de notre temps à lutter contre elles, en dépensant une énergie considérable pour en éviter l’expérience.

Pourtant, éprouver des émotions, mêmes « négatives », est tout aussi normal qu’utile. C’est grâce à elles que nous nous ajustons aux changements. Elles sont des signaux d’alarme nécessaires qui permettent à l’organisme et au psychisme de s’adapter.

« En essayant de nous couper de nos émotions et de nos ressentis, nous nous exposons à ce que les neurologues appellent une « désafférentation », et donc à une amputation de notre intelligence émotionnelle ». Christophe André

La pleine conscience nous permet de comprendre les lois qui régissent nos émotions : leurs influences sur notre corps, nos pensées et nos choix. Elle nous aide à sortir de nos réactions émotionnelles automatiques, à élargir notre angle de vue et notre champ d’action. Ce que nous allons découvrir aussi, c’est que plus nous acceptons de traverser ces émotions, moins elles seront toxiques et envahissantes et plus nous pourrons en utiliser les ressources.

« On ne peut empêcher la survenue de pensées et d’émotions négatives mais on peut diminuer notre réactivité vis-à-vis d’elles, et donc leur influence ». Christophe André

Pleine conscience

Pensées et ruminations

En essence, une pensée est simplement une production de notre cerveau parmi des milliers d’autres.

Parmi ces pensées, certaines peuvent devenir récurrentes et envahir tout le champ de notre conscience​.

Cette solidification du bavardage de l’esprit est ce que l’on appelle des « ruminations mentales » : des cycles de pensées répétitives, peu productives et anxiogènes​.

Pris par les ruminations, nos propres pensées en viennent à nous faire souffrir, au delà même de ce qui nous arrive, car nous adhérons à ces pensées jusqu’à en faire des certitudes.

La méditation, en psychothérapie cognitive, permet ce qu’on appelle la « défusion » : c‘est-à-dire la compréhension que les pensées ne sont que des éléments de la conscience, et non la conscience toute entière.​

En identifiant nos pensées comme des phénomènes de l’esprit, ​nous verrons mieux que, dans ces dernières, se nichent beaucoup de jugements de valeur, d’automatismes, d’impulsions, avec lesquelles nous n’avons pas forcément à être d’accord.  

Cette expérience inhabituelle de prise de conscience de son propre mental, cet effort de se servir de son esprit pour ne plus être piégé par lui, est ce que propose la pleine conscience.

 

Ruminations et dépression

D​ifférentes recherches nous montrent que les personnes qui ont souffert de dépression par le passé conservent des « habitudes ruminatives » qui continuent de les fragiliser. Les personnes touchées par la dépression sont donc plus sujettes aux ruminations que les autres. Elles ont tendance par exemple à s’attarder sur les raisons de leurs humeurs, à ressasser des évènements vécus comme désagréables, à se dévaloriser… Ce qui, en retour, entretient les cycles de pensées négatives. Ces cycles se chronicisent, s’autoalimentent, valident le sentiment d’incapacité de la personne et la prédispose à la dépression.

La MBCT, démarche de prévention de la rechute dépressive, ainsi que la MBSR invitent à quitter ces habitudes, c’est-à-dire à rompre ces cercles vicieux pour s’occuper du présent.​​​