Soizic Michelot
En essence, une pensée est simplement une production de notre cerveau parmi des milliers d’autres.

Parmi ces pensées, certaines peuvent devenir récurrentes et envahir tout le champ de notre conscience​.

Ces « ruminations mentales » ou fixations peuvent devenir en elles-mêmes une source de souffrance de part leur coté répétitif, anxiogène et peu productif en terme de résolution de problème​. Nous adhérons à ces pensées jusqu’à en faire des certitudes.

La méditation permet ce qu’on appelle la « défusion », ou la compréhension que les pensées ne sont que des éléments de la conscience, et non la conscience toute entière.​

Cette expérience inhabituelle de prise de conscience de son propre mental, cet effort de se servir de son esprit pour ne plus être piégé par lui, est ce que propose la méditation.

Ruminations et dépression

D​ifférentes recherches nous montrent que les personnes qui ont souffert de dépression par le passé conservent des « habitudes ruminatives » qui continuent de les fragiliser. Les personnes touchées par la dépression sont donc plus sujettes aux ruminations que les autres. Elles ont tendance par exemple à s’attarder sur les raisons de leurs humeurs, à ressasser des évènements vécus comme désagréables, à se dévaloriser…

Ces cycles se chronicisent, s’autoalimentent, valident le sentiment d’incapacité de la personne et la prédispose à la dépression.

Le programme MBCT comme démarche de prévention de la rechute dépressive, ainsi que le programme MBSR invitent à quitter ces habitudes, à rompre ces cercles vicieux en revenant au présent.​​​